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1ères assises nationales « citoyenneté et handicap »

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Ces 1ères assises se sont déroulées le 17 novembre dernier à la Mairie de Paris. L’objectif affiché d’emblée est la rédaction d’un livre blanc à l’intention des futurs candidats à l’élection présidentielle de 2017, avec 4 grands chapitres :

  1. Quelle société future peut-on envisager ?
  2. Propositions – feuilles de route
  3. Le monde institutionnel est-il prêt au changement ?
  4. Propositions de réformes indispensables

Le constat de départ est assez alarmiste :

La société française est de moins en moins inclusive, les évidences citoyennes s’effritent, le mal être semble général et profond.
La société est en quête de sens, le concept « exploitant/exploité » a vécu et est remplacé par la notion de déclassement/exclusion qui engendre rage, haine, défiance,colère, violence, rejet et aboutit à l’abstention lors des grandes échéances citoyennes.
La personne handicapée, de par son handicap, a été amenée à faire confiance à l’Autre et par là même constitue un exemple citoyen . Les personnes handicapées, si elles s’emparent de ce combat citoyen et en sont le fer de lance, pourront créer un choc salutaire à tous.

Les manques dans la prise en charge du handicap sont flagrants et nombreux :

Selon l’UNAPEI, 47500 personnes restent sans solution adaptée à leurs besoins et 13% se tournent vers la Belgique.
La loi de 2005 , renoncement après renoncement est bafouée.
Les enjeux sont multiples ( démographique,écologique,économique, technologique) sans escamoter les valeurs humaines car il ne s’agit pas simplement de protéger mais aussi de respecter.
Selon le sociologue Serge Ebersold, nous vivons une citoyenneté de guichet qui atomise le NOUS, une solidarité de défiance.
Le terme d’usager renvoie à la consommation de droits individuels. L’accès au droit est assujetti à la notion de projet et l’inclusion est le privilège de ceux qui ont réussi à se faire valoir.
Les acteurs locaux ont un grand rôle à jouer.40 milliards sont dévolus à la gestion du handicap mais leur répartition est à améliorer.
Le terme « fraternité » apparu en 1848 impliquant une interdépendance, a beaucoup perdu de son impact, et il est temps de retrouver le goût de l’Autre et cela passe par la valorisation des capacités des personnes handicapées au service de la société car comme l’a dit Mr Bierry, responsable des départements de France, tous les citoyens sont nécessaires à la société ; pour la transformer, il faut mettre en place une solidarité d’implication en parallèle à la solidarité de droit. La précarité ne peut être que transitoire : ce sont les racines des problèmes qu’il convient de traiter, dans un cadre national certes mais avec des solutions adaptées aux territoires.

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La loi de 2005 instituait le principe de compensation.

Les politiques publiques ont une connaissance insuffisante des besoins et n’anticipent pas  ceux à venir (vieillissement de la population en général et des handicapés aussi!). Il y a un manque de cohérence dans les moyens.

Selon Marie-Anne Montchamp, qui a présidé à la loi de 2005, il faut d’urgence ré-armer la politique en faveur des handicapés.

Compte-rendu de Sylvie Tararbit
Correspondante du GLIP en région Ile de France

http://www.autonomic-expo.com/lettre/autonomic/63/

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