• Groupe de Liaison et d'Information Post Polio

LE MOT DU PRÉSIDENT

Le mot du président :

Bonjour,

C’est avec un très grand plaisir que j’ai l’honneur de vous faire part du vote du conseil d’administration du 17 octobre 2018 qui a fait suite à l’assemblée générale du 6 octobre 2018 à Nancy. Comme le titre l’indique, le tout nouveau conseil d’administration augmenté de trois membres élus (Pierrette Amsler, Joseph Cicottelli, Bernard Deville) a jugé bon de m’élire à la présidence de votre (de notre) association, le GLIP. Guy Leprêtre a été réélu trésorier et, comme ces mandats ont une validité de trois ans, Arlette Bouron poursuit son mandat de secrétaire jusqu’à l’assemblée générale de 2019.

Je ne vais pas m’étendre sur mon parcours, dans la mesure où il ressemble à celui de beaucoup d’entre vous. Je suis en retraite depuis mars 2017, ce qui m’a conduit tout naturellement à mettre à disposition de notre cause les quelques cordes que j’ai à mon arc.

Sans vouloir faire table rase du passé – je tiens d’ailleurs à saluer le travail de mes prédécesseurEs – mon idée principale est de développer cette association.

La développer, non seulement pour l’adapter à cette époque en perpétuel changement, mais surtout pour aller à la rencontre de nombreux anciens polios qui, comme vous et moi, sont rattrapés par les effets du vieillissement (sans parler du SPP).

Le nombre de nos adhérents, en constante augmentation, approche les 500 personnes. Pour autant, si on le rapproche du chiffre symbolique des 50 000 survivants des épidémies des années 50-60, on est loin du compte !

Bien loin de moi l’idée d’atteindre un tel chiffre. Je n’ai en tête que les déclarations des quelques nouveaux adhérents qui nous rejoignent, les uns après les autres, en déclarant leurs difficultés face à ce nouveau phénomène (vieillissement) qui les dépasse pour beaucoup, voire les déstabilise. D’autant que le système de prise en charge ignore tout (ou presque) de notre pathologie, ou plutôt des séquelles que cette atteinte virale nous a laissées.

Si l’on ajoute à cela les personnes venues s’installer dans notre pays en provenance des pays francophones depuis plus d’une trentaine d’années, touché à leur tour par le même phénomène, la présence de polios n’est pas prête de s’éteindre. Et si l’on croit la source tarie, pour cause d’éradication suite aux campagnes mondiales de vaccination, on se trompe. Le nombre de migrants, beaucoup plus jeunes, en provenance des pays non francophones où sévit encore le virus est bien là pour confirmer la nécessité de remettre sur pied une prise en charge organisée des personnes atteintes de séquelles de polio.

C’est donc un vaste chantier que nous sommes en train de prendre à bras-le-corps. Nous essaierons dans la mesure de nos moyens, de notre disponibilité, de notre résistance, mais aussi de notre conviction, d’atteindre nos objectifs. Nous comptons sur vous tous pour nous rejoindre dans ce combat qui, avant d’être le nôtre, est, surtout, votre combat.

 Un proverbe africain dit que : « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Comme à l’évidence, individuellement ou séparément, notre état nous empêche d’aller plus vite, c’est bien dans l’union que nous irons plus loin.

 Robert Cordier