• Groupe de Liaison et d'Information Post Polio

Le GLIP a répondu présent aux Assisses du Maintien en Emploi

Dans les objectifs des « Services de «Santé au travail » celui de  prévenir la désinsertion professionnelle et contribuer au maintien en emploi  occupe une place centrale.
C’est pourquoi la Fédération régionale de l’île de France des Services de Santé au Travail a souhaité organiser ses premières assises autour de ce thème.

Son président, Mr Jackie DEPIERRE dans le fascicule-programme de ces assises écrit :
« Acteur incontournable de la prévention en milieu de travail, nous sommes convaincus que la qualité de vie au travail peut-être le produit d’un environnement et d’une organisation accueillante voire capacitante qui sait prendre en compte les caractéristiques des salariés. Vieillissement, maladie chronique, accident de la vie ou du travail, maladie professionnelle, handicap peuvent impacter la capacité à tenir son emploi en raison de son état de santé voire à une inaptitude ».

Ces assises visaient donc à mettre en commun à faire se rencontrer les différents acteurs du maintien en emploi, à mutualiser leurs connaissances et expériences et ainsi consolider, renforcer l’efficacité des dispositifs et équipes qui œuvrent  dans ce domaine de la prévention de la désinsertion professionnelle.

Dans son objectif de sensibiliser le corps médical à la pathologie Polio le GLIP a pensé important de répondre présent à ces premières assises du Maintien en Emploi afin de se faire identifier et connaître des médecins des « Services de Santé au Travail ».
Deux représentantes du GLIP, dont la correspondante île de France, ont tenu un stand d’information et plus spécifiquement de la pathologie Polio : « ça existe encore ?… ça à voir avec le DTP ?…. »,  échantillon de réactions spontanées de certains de nos interlocuteurs.
D’autres associations représentaient  le cancer, les pathologies psychiques, les pathologies de la main …

Les rencontres y ont été tout à fait riches d’enseignements de part et d’autre. De la jeune femme réceptionniste au congrès venue vers nous « parce son grand-père  était atteint de séquelles de polio », au médecin de santé au travail qui a eu ou a actuellement dans sa patientelle  une voire deux  personnes atteintes de séquelles de poliomyélite, nous avons eu toutes sortes de réactions,  de témoignages  et d’échanges qui nous ont conforté dans l’intérêt majeur d’être acteurs dans ce type de congrès médicaux.
Si bon nombre de personnes se sont dites étonnées que l’on en soit ENCORE à parler de la polio en 2018, très nombreuses ont été celles qui nous ont encouragées à poursuivre notre action en direction du soutien à la vaccination, « c’est pas gagné !….en ce moment !… » ajouteront-elles.
Mais c’est bien l’expression « et bien on a appris quelque chose aujourd’hui…. Merci. » qui traduit le mieux nos échanges avec les congressistes.

En effet, leur parler de l’évolution tardive des séquelles de la polio a pour beaucoup ouvert un champ de connaissances nouveau qu’ils n’avaient peu ou pas rencontré ni bien mesuré. Un médecin reconnaitra que pour un de ses patients : « son problème est finalement peut-être aussi à être reconsidéré par rapport à sa polio… ». Si nous avons pu contribuer à de tel ré-aiguillages c’est tout bénéfice pour le travailleur comme son médecin. Inutile que lorsque nous abordions le SPP la surprise a été encore plus criante.

C’est finalement la réalité des « jeunes » travailleurs d’origine étrangère qui présentent des séquelles de polio qui est la mieux repérée par les professionnels de la Santé au travail que nous avons rencontrés, à eux ils manquait le plus souvent la connaissance par rapport aux services MPR de référence pour la prise en charge des polio.

Enfin nous avons eu la visite au stand de deux personnalités  qui se sont particulièrement intéressées à notre association :

  • Madame la Présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées : qui a pris conscience qu’elle ne nous avait pas encore entendus et s’est promis de le faire prochainement.
  • La rédactrice en chef adjointe « Le Concours Médical » qui s’intéresse particulièrement aux associations de patient et qui se propose de rédiger un article sur le GLIP… à suivre.

Polios en situation d’activité professionnelle n’hésitez donc pas à engager le dialogue avec votre médecin de Santé au Travail pour prévenir la désinsertion professionnelle comme pour faire adapter vos conditions de travail …
Vous pouvez être également, de votre place, des maillons pour faire passer l’information. N’hésitez pas à donner dans les services de Santé au Travail une plaquette de présentation du GLIP, de leur signaler l’existence de notre site…

Sylvie TARARBIT et Arlette BOURON