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    LE MOT DU PRÉSIDENT

    Le Mot du Président – (o9.o9.2019) :

    Ça y est, nous y sommes !

    Bien que nous ne soyons pas au bout de nos changements, nous sommes cependant rendus à une étape charnière de l’évolution de notre association, de votre association. L’ensemble du Conseil d’Administration a beaucoup œuvré pour arriver à réaliser l’un des principaux chantiers qu’avec vous, pour vous, nous nous étions fixé. En effet, les diverses fonctionnalités ajoutées au site internet sont en place et semblent fonctionner. Il reste beaucoup à faire pour réaliser complètement le dépoussiérage de ce que nous présentons comme la vitrine de l’association.

    C’est également à l’image de l’association que nous pensons apporter une modification majeure en terme de lisibilité, en vous proposant de modifier son nom afin, qu’à l’instar d’autres associations nationales et européennes, son nom évoque instantanément ceux qu’elle représente. Bien sûr, nous restons attachés à son nom historique et c’est la raison pour laquelle nous ne l’abandonnerons pas. Subsidiairement, le conserver, attaché à la nouvelle appellation, évitera de faire considérer l’association comme une concurrente. Nous sommes bien la seule association nationale représentative des personnes porteuses de séquelles de polio, et nous entendons bien le rester. Et pour cela nous progressons vers une évolution nécessaire. Évolution liée à notre époque, bien entendu, mais aussi relativement à nos deux axes principaux, dans le seul but de toujours mieux remplir nos missions.

    Le premier : faire avancer la cause commune vers une meilleure prise en charge médicale – mais pas seulement – des difficultés que nous rencontrons toutes et tous à des niveaux différents compte tenu de l’évolution dans le temps. Et surtout que l’accès à cette prise en charge soit facilité, amélioré et accéléré, et que personne ne soit laissé sur le bord du chemin, que ce soit pour des raisons financières, d’accessibilité ou de communication, c’est à dire d’information. Et pour cela il est indispensable de faire connaître et reconnaître notre association par les institutions de notre pays, qu’elles soient sanitaires ou politiques.

    Le second : faire évoluer l’association pour réellement répondre aux besoins de tous ces polios isolés qui ignorent notre existence-même. Encore une fois, n’en déplaise aux esprits chagrins, l’idée n’est pas de faire du chiffre mais d’être toujours plus nombreux, à la fois pour créer une véritable force de proposition, mais aussi pour nous soutenir les uns les autres et trouver dans le groupe la force d’avancer pour affronter ce qui nous attends.

    Encore un petit mot, à propos d’Europe :

    Si j’ai accepté d’entrer au Conseil d’Administration de l’EPU*, c’est parce que je suis fondamentalement d’accord avec son ancien président, John MacFarlane, qui concluait une de ses conférences européennes en disant :

    « Agissez localement mais pensez globalement ! C’est à nous, personnes en situation de handicap [et donc nous-autres polios], qu’il revient de parler à nos hommes politiques nationaux, européens, internationaux ».

    C’est pour cette raison que si des actions sont menées au niveau européen par les membres de l’EPU – dont nous faisons partie – nous ne pouvons pas faire moins que d’agir, chaque organisation nationale, dans notre pays, au niveau national, régional et local. Chacun à notre niveau de possibilités nous pouvons tous faire avancer la cause commune, pas en restant isolé, mais en associant nos forces et en coordonnant nos actions. En convaincant d’autres polios isolés de nous rejoindre, en partant à leur recherche. Bien sûr, personne n’est obligé de rien, chacun est libre, mais pour combien de personnes qui souhaitent conserver l’anonymat rencontrons nous de polios isolés qui ignoraient notre existence et soudain retrouvent la force de se battre parce qu’ils ne se sentent plus seuls à livrer bataille contre ce qui les submerge, les affaiblit, les anéantit.

    Alors, n’hésitez pas à nous rejoindre, si vous ne l’avez déjà fait, et à inciter d’autres polios de vos connaissances à faire de même. Plus nous serons nombreux, plus nous serons reconnus et entendus.

    Bien à vous.

    Robert CORDIER

    *EPU : European Polio Union ; autrement dit l’Union Européenne des Polios.

     

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    Le mot du président (15.05.2019) :

    Bonjour,

    C’est avec un très grand plaisir que j’ai l’honneur de vous faire part du vote du conseil d’administr

     

    ation du 17 octobre 2018 qui a fait suite à l’assemblée générale du 6 octobre 2018 à Nancy. Comme le titre l’indique, le tout nouveau conseil d’administration augmenté de trois membres élus (Pierrette Amsler, Joseph Cicottelli, Bernard Deville) a jugé bon de m’élire à la présidence de votre (de notre) association, le GLIP. Guy Leprêtre a été réélu trésorier et, comme ces mandats ont une validité de trois ans, Arlette Bouron poursuit son mandat de secrétaire jusqu’à l’assemblée générale de 2019.

    Je ne vais pas m’étendre sur mon parcours, dans la mesure où il ressemble à celui de beaucoup d’entre vous. Je suis en retraite depuis mars 2017, ce qui m’a conduit tout naturellement à mettre à disposition de notre cause les quelques cordes que j’ai à mon arc.

    Sans vouloir faire table rase du passé – je tiens d’ailleurs à saluer le travail de mes prédécesseurEs – mon idée principale est de développer cette association.

    La développer, non seulement pour l’adapter à cette époque en perpétuel changement, mais surtout pour aller à la rencontre de nombreux anciens polios qui, comme vous et moi, sont rattrapés par les effets du vieillissement (sans parler du SPP).

    Le nombre de nos adhérents est en constante augmentation, et c’est tant mieux. Pour autant, si on s’en réfère au chiffre symbolique des 50 000 survivants des épidémies des années 50-60, augmenté de ceux qui sont venus d’ailleurs depuis cette époque, nous avons encore du travail à faire !

    Bien loin de moi l’idée d’atteindre un tel chiffre. Je n’ai en tête que les déclarations des quelques nouveaux adhérents qui nous rejoignent, les uns après les autres, en déclarant leurs difficultés face à ce nouveau phénomène (vieillissement) qui les dépasse pour beaucoup, voire les déstabilise. D’autant que le système de prise en charge ignore tout (ou presque) de notre pathologie, ou plutôt des séquelles que cette atteinte virale nous a laissées.

    Si l’on ajoute à cela les personnes venues s’installer dans notre pays en provenance des pays francophones depuis plus d’une trentaine d’années, touché à leur tour par le même phénomène, la présence de polios n’est pas prête de s’éteindre. Et si l’on croit la source tarie, pour cause d’éradication suite aux campagnes mondiales de vaccination, on se trompe. Le nombre de migrants, beaucoup plus jeunes, en provenance des pays non francophones où sévit encore le virus est bien là pour confirmer la nécessité de remettre sur pied une prise en charge organisée des personnes atteintes de séquelles de polio.

    C’est donc un vaste chantier que nous sommes en train de prendre à bras-le-corps. Nous essaierons dans la mesure de nos moyens, de notre disponibilité, de notre résistance, mais aussi de notre conviction, d’atteindre nos objectifs. Nous comptons sur vous tous pour nous rejoindre dans ce combat qui, avant d’être le nôtre, est, surtout, votre combat.

     Un proverbe africain dit que : « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Comme à l’évidence, individuellement ou séparément, notre état nous empêche d’aller plus vite, c’est bien dans l’union que nous irons plus loin.

     Robert Cordier