Coronavirus et Polio : Chronique d’un confinement

Cette page est un espace de partage sur cette période singulière. Vous y découvrirez des témoignages, des réflexions, des billets d’humour de nos adhérents et sympathisants polios. Nostalgie, humour, rêveries, peurs, la vie en somme !

Il s’agit de nous-vous faire part de la manière dont les unEs et les autres vivent avec plus ou moins de bonheur ce confinement subit depuis le 17 mars 2020 et prolongé au 11 mai 2020 depuis le 14 avril.

Si vous lisez cette page, et que cela vous tente de partager quelques pensées, envoyez-nous, sur le mail-contact de Polio-France, un mail pas trop long pour ne pas décourager le lecteur. Intitulez-le « Chroniques d’un confinement » pour le repérer plus facilement dans les mails reçus. Mettez un pseudo (peut-être choisi pour l’occasion) pour vous reconnaître mais surtout pour ne pas être ennuyéEs après diffusion sur le site, en sachant qu’il peut être lu par tout internaute. Si vous ne souhaitez pas être publiéE, dites-le-nous dans votre mail.

A vos plumes ! ou à vos claviers !

Robert Cordier

Président de Polio-France

 


16.2-01.05-23:08

Confinement (suite 1)

Aujourd’hui, il pleut, le jardin en a bien besoin, fin mars les muscaris étaient au top.

Fin mars, les tulipes étaient  éclatantes.

Cat

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16.1-29.04-15:12

Confinement

J’ai la chance d’avoir un grand jardin. Je lui consacre beaucoup de temps et le remercie tous les jours pour la beauté de la nature qu’il me révèle différemment chaque jour.

Mes pensées se tournent vers ceux qui n’ont que des fenêtres pour respirer et j’envoie tous les jours une photo d’une fleur récente du jardin à tous ceux qui me contactent.

Ci-joint, celle du 07/04, tulipes et giroflées :

Cat

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15-27.04-13:33

Le Covid et moi

À cause de toi, chaque seconde pourrait être la dernière, tu me voles mes projets, m’isole loin des miens, tu raccourcis ma vie, la peur que tu engendre réduit mes rêves, refait surgir le spectre si bien enfoui depuis plus d’un demi-siècle, la camarde rode.

Grâce à toi, aussi, je vis un confinement doré : tu me donne du temps pour goûter le printemps, observer l’épanouissement du jardin, cuisiner à ma guise imaginative sans avoir à me fatiguer dans les transports, un temps suspendu, distendu, sans borne.

Non, tu n’auras pas raison de ma foi en la vie : je choisis le temps dilaté, celui qui nourrit mon cœur aux joies d’un tire d’aile, au parfum subtil d’une rose à peine éclose, aux bourgeons pleins de promesses.

Et je t’oublie !

Louise

 

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14-27.04-13:16

Sans Titre

Polio comme nous tous, je suis habituée à la contrariété et pour mieux supporter le confinement, je lis, il y a de nombreuses librairies qui proposent des ebooks gratuits, exemple furet.com.

Je développe aussi mes talents de couturière non professionnelle en cousant des masques, des vêtements, en réalisant aussi des bijoux, bref utiliser mon temps et mes mains.

Tout va bien, si ce n’est les séances de kiné qui me manquent. C’est sûr il y a la téléconsultation, des séances en ligne, mais, par exemple, le massage du dos ne peut se faire virtuellement.

Profitez de ce long moment pour faire ce qui vous plaît et faire plaisir aux autres, prenez soin de vous, bon courage !

Axilane

 

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13-26.04-18 :11

Voici mes activités coronavirus :

J’habite dans une région peu touchée par le virus, ce qui me permet de ne pas être trop angoissée et puis je me dis que question virus j’ai déjà donné.

J’ai aussi la chance d’avoir un jardin et de jouer de la flute traversière. Cela occupe donc mes journées. Mais j’ai besoin d’activités physiques mais il n’y a rien d’accessible (parc, piscines, forêts…, fermés).

Je vois aussi régulièrement mes enfants et petits-enfants, car on a décidé ensemble qu’interdire la visite des petits enfants alors que personne n’est d’accord sur le fait qu’ils soient contaminants est inhumain.

Ce contact avec l’association rompt l’impression qu’on est seul dans un monde en ruine.

Joselyne

 

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12-26.04-9:38

À méditer… Merci le Covid 19

Bonjour à tous et toutes

Je vous propose un petit texte à méditer en jardinant, cuisinant ou en « lézardant au soleil « , nous avons le temps, plus que d’ordinaire, de laisser voguer nos pensées :

Nous nous sommes endormis dans un monde et nous nous sommes réveillés dans un autre.

Soudain, Disney n’a plus de magie, Paris n’est plus romantique, New York ne reste plus debout, le mur chinois n’est plus une forteresse, et la Mecque est vidée.

Les câlins et les bisous deviennent soudainement des armes et le fait de ne pas rendre visite aux parents et aux amis devient un acte d’amour. 

Soudain, vous avez réalisé que le pouvoir, la beauté, l’argent ne valaient rien et ne pouvaient pas vous procurer l’oxygène pour lequel vous vous battiez.

Le monde continue sa vie et il est magnifique ; il ne met en cage que les humains. Je pense qu’il nous envoie un message : 

« Vous n’êtes pas indispensables. L’air, la terre, l’eau et le ciel sans vous vont bien. Et même mieux. Quand vous reviendrez, rappelez-vous que vous êtes mes invités… Pas mes maîtres. »

Arlette

Une épargnée de la côte atlantique

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11-24.04-19:37

Une journée de confinement type.

Bonjour à tous,

Depuis le 17 mars nous sommes confinés : moi, j’étais en plein milieu de mon séjour annuel en HdJ [Hôpital de Jour], que j’apprécie beaucoup car « on bosse à fond » : 3h ou 4 h d’activités physiques 3 jours par semaine, dont la balnéo que, comme beaucoup de Polio, j’adore.

Changement radical avec le confinement !

Mais, je ne vais pas me plaindre parce que j’ai un jardin… et du coup la partie que je travaille devant la terrasse commence à être superbement fleurie car j’y passe 1 à 2 heures par jour : pivoines de Californie, dont le joli orange est tonique, campanules, asters, œillets et coquelicots dont j’attends l’ouverture des fleurs avec impatience ; Dimanche, je viens de planter 5 pieds de myosotis « Don’t-forget-me-not« , nom anglais qui m’a plu dès le lycée. Plus thym, persil, menthe, salades, tomates, et un pied d’aubergine que j’étais ravie de voir grandir jusqu’à hier : plus rien !  Les limaces ou escargots sont passés par là ; j’avais un peu les boules mais c’est aussi de ma faute car je suis incapable d’écraser un escargot !

Mon désherbage n’est pas très productif car je ne peux, ni rester debout, ni me mettre à genoux : je m’assois donc par terre. Je ne suis donc pas rapide… mais, par contre, soigneuse, car le nez près du sol ! Mais, je m’arrange toujours pour qu’il n’y ait pas de « témoin » lorsque je me relève car c’est laborieux : les fesses en l’air tant que je n’ai pas coincé mon attelle !! Mais j’ai un beau jardin avec 1 ou 2h par jour ; d’habitude, je ne lui consacre pas autant de temps !

Du coup, moi qui espérais avoir plein de temps pour lire, c’est comme avant : seulement le soir au lit (en plus là, je lis « Le lambeau » de Philippe Lançon : vu que j’ai passé pas mal de temps à l’hôpital, ma seconde maison, j’aime bien tout ce qui traite ce sujet). Mais c’est un livre de poche : écrit petit, sur du papier jaunâtre… et je n’ai plus mes yeux de 20 ans ; alors 10 pages par soir, rarement plus !

J’ai aussi augmenté mon temps de gym, matinale et quotidienne, puisque moins de kiné : fenêtre ouverte, face à la Loire en écoutant France Inter (…avant 11h pour éviter « la bande originale » émission que je trouve inintéressante au possible). Y a plus pénible comme lieu pour « travailler ».

Ensuite, préparation du repas dont le menu change tous les jours, puis déjeuner, sieste suivie du fameux jardinage quotidien car depuis le confinement, il fait beau. En rentrant, heure sociale (mail, ou coup de fil), dîner, télé (ou DVD). Je regarde aussi beaucoup les oiseaux ; mais depuis 10 jours, ils ont déserté la terrasse où je leur mettais des graines de tournesol… mais un écureuil les remplace et m’amuse : il est adorable et commence à s’habituer à moi (mais pas au chien !).

En fait, les journées passent aussi vite qu’avant en ce qui me concerne, à part que je prends plus mon temps ! Je pense beaucoup à ceux qui sont vraiment confinés : hôpital, Ehpad, prison, etc… Et il y a beaucoup de choses qui me révoltent (comme le traitement méprisant du personnel des hôpitaux entre autre ; j’espère qu’on va se rendre compte de leur importance et que tout sera remis à plat et qu’on cessera de gérer l’hôpital comme une entreprise qui doit être « rentable ».

J’espère que pour vous-autres le confinement est supportable.

Cordialement.

Adélaïde.

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10-19.04-15:23

Foutu virus !

Nous avons la chance de profiter de notre jardin. Notre ménagerie nous apporte de la douceur. Depuis plusieurs décennies nous sommes un couple ordinaire, mais stoppé dans ses projets, impatient de se retrouver en famille, entre amis, aller au cinéma, boire un verre en terrasse…

Le temps est suspendu en attendant la fin du confinement. Nous respectons scrupuleusement les consignes. Comme tous les couples, la cohabitation n’est pas un long fleuve tranquille. Heureusement nous pratiquons l’humour depuis de longue date.

Un couple ordinaire certes mais avec un passager supplémentaire : La peur, la mienne.

J’ai peur qu’il soit de nouveau confronté à un virus et à ses conséquences.

La peur d’être porteuse asymptomatique « comme ils disent ».

Ces mots reviennent dans notre vocabulaire tels que : pandémie, confinement, virus invisible… Ces images d’hôpitaux débordés, ces chiffres font froid dans le dos.

Et même si je sais que pour lui, l’épreuve du virus de la Polio reste un combat quotidien, aujourd’hui, son passé se conjugue de nouveau au présent.

Ce combat pour rester debout lui a forgé un mental de résistant.

Étrangement, son expérience devient une force pour surmonter ce contexte anxiogène face à ce foutu virus.

Grand Corps Malade le résume ainsi : « Quand la faiblesse physique devient une force mentale ».

Belle leçon de vie !

Prenez soin de vous

Liouba

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9-19.04-14:23

Sans Titre

Bonjour à tous,
 
J’espère que vous vous portez bien. Cette phrase anodine n’a jamais revêtu une signification aussi importante. Un peu comme lorsque nous disions « bonne santé » au moment des vœux, sans vraiment appréhender le sens des mots prononcés.
Je suis Fatima, j’ai 43 ans, une « jeune » polio donc, après avoir contracté notre virus à nous à l’âge de quinze mois au Maroc.
Je dois dire que j’ai d’abord minimisé le coronavirus, certaine qu’il connaîtrait le même sort que ses prédécesseurs SARS et autres grippes asiatiques. J’ai aussi cherché à relativiser ses conséquences : si j’avais survécu à une détresse respiratoire à quinze mois, dans un pays en développement, pourquoi m’inquiéter aujourd’hui ?
Confinée dans un appartement confortable, où je vis seule en région parisienne, avec un grand balcon, je ne suis pas plus angoissée aujourd’hui, cinq semaines après le début du confinement. Je télétravaille en semaine et l’activité n’a pas ralenti – je travaille en effet pour une association de malades et il y a beaucoup à faire. Je lis encore plus qu’avant, je jardine, prends des nouvelles de la famille et des amis, écoute des podcasts divers et variés – je suis et ai toujours été une amatrice de radio, un média que je trouve plus intéressant et plus apaisant que la télévision. Je m’astreins à n’écouter les informations que deux fois par jour – n’ayant pas la télé, la tentation est moindre.
Ne pouvant plus me rendre chez mon kiné, je fais des exercices d’étirement et continue mes séances de fitness adaptée en ligne, pour garder ma forme en dépit de la moindre activité physique inévitable. Je ressens néanmoins un raidissement et espère que le cabinet de mon kiné pourra ouvrir dès le mois de mai.
J’ai ralenti. Mon rythme habituel frôle l’hyperactivité : travail à temps plein à 32 km de chez moi (deux heures de voiture par jour), activités associatives, militantisme politique…  J’ai d’ailleurs été élue sur une liste aux dernières municipales, dès le premier tour, une aventure nouvelle pour moi mais qui n’a pas encore tout à fait commencé du fait du confinement. Tant mieux d’une certaine façon car j’ai le temps de réfléchir à la mise en musique de certains projets.
J’ai ralenti, ce qui ne me correspond guère, et je le sais, ne correspond pas au tempérament des polios de ma connaissance !
J’ai tout de même l’espoir qu’au-delà de ces ralentissements individuels, du temps pris pour soi, pour ses proches, la période qui s’ouvrira « après » sera plus solidaire et plus attentive au monde qui nous entoure.
Prenez soin de vous !
PS : j’ai lu le livre du Pr Yelnik, formidable d’érudition lisible et d’humanité. Hâte de le revoir en consultation pour le faire dédicacer et surtout le féliciter.

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1.2-18.04-20:04

Confinés professionnels (suite 1)

 » la prochaine fois je vous parlerai de mes orthopédistes aux abonnés absents. » Vous disais-je le 15 avril. Difficile de vous parler de l’absence. Peut-être devrais-je évoquer la chanson de Barbara : « dis, quand reviendras-tu ? Dis, au moins le sais-tu ? ». La chanson poursuit avec le temps perdu qui ne se rattrape guère.
Guerre : c’est bien ce que nous a dit notre président.
La guerre, on aime guère, que ce soit naguère ou aujourd’hui.
Dans l’attente, il reste les jeux. Le jeu de mots, pourquoi pas.
 Dans la tente il y a peut-être mes grands appareillages de marche tout nouveaux tout neufs, qui furent mis en fabrication il y a déjà plus d’un an. Le polio est impatient, ou un patient, c’est selon. J’en suis à mon quatrième essayage, enfin avant le confinement, parce que c’est une nouvelle orthopédiste.
Le prédécesseur que je connaissais depuis belle lurette a fermé boutique, retraite méritée oblige. Ma jeune orthopédiste est très sympathique, pleine de talents et de bonne volonté, mais que connaît-elle des trucs et ficelles et de la longue expérience qu’avait mon brave retraité.
Dès que nous serons déconfinés je continuerai mon idylle orthopédique avec elle ! Pour l’instant nous n’en sommes qu’aux travaux d’approche… mais j’aimerais bien quand même avoir assez rapidement de nouvelles ferrailles aux guibolles… !
Il faut savoir ne pas mettre un masque sur les problèmes…
À bientôt, et que chacun prenne soin de lui-même des autres et de sa famille.
Paul-Yo

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8-17.04-18:46

Sans Titre

J’ai 71 ans, polio avec insuffisance respi donc je ne sors pas du tout. j’ai un petit jardin qui m’occupe même si tondre mon carré de pelouse en fauteuil est sportif. je désherbe assise par terre, puis je remplis le gros bouquin offert par ma fille « mamie parle nous de toi », colle des photos avec commentaire, je fais des coloriages minutieux, passe une heure au téléphone avec mes amis à tour de rôle, mes petites filles en vidéo sur Skype,  je fais les jeux télé pas trop C.. des puzzles de 1000 pièces, me cuisine des petits plats et des desserts, mots croisés sudoku et bricolage (peinture à ma hauteur). quand on a eu une polio on a appris la patience et savoir s’occuper immobilisé. Si certains s’ennuient qu’ils recontactent leurs anciens amis qui trouvent eux aussi le temps long .

Bon courage a vous ….

B.T.

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7-16.04-23:14

// ===> Information vitale pour les polios SPP à atteinte bronchiques . . . B.L.

Monsieur le Président ,
J’ai 83 ans et suis polio depuis l’âge de 25 ans ( guerre d’Algérie ), et j’en ai gardé une insuffisance respiratoire ( à l’expiration ),
qui me vaut l’assistance nocturne d’une VNI ( ventilation non invasive ) .
Entre autres problèmes graves, dont 2 occlusions intestinales qui m’ont valu une céliocolochirurgie ( je garderai la poche à vie ),
au mois de mai dernier et dont je n’étais pas tout à fait remis. J’ai été atteint par le Covid-19 il y a une quinzaine, j’en suis sauvé
après hospitalisation spécialisée, sans avoir eu besoin de réanimation, alors qu’un scanner a objectivé les taches blanches qui
son caractéristiques de l’atteinte pulmonaire par le virus.
Il a été porté à la connaissance des Professeurs chargés de l’application du traitement préconisé par le professeur Raoult que
j’étais encore couvert par une double vaccination spécifique ( Prévenar, et 2mois après, Pneumovax ) que je dois à mes
Pneumologues, et qui vraisemblablement m’a sauvé des aléas de la Réanimation.
Je pense qu’il serait bon de passer l’information à nos participants à atteintes pulmonaires.
Vous en remerciant par avance, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.
Bernard Legré
P.S. : Ayant bénéficié en 61/62 de 11mois de rééducation à Garches, je suis les conférences du Pr Laffont , et récemment du Pr.
Teffenne, que j’avais eu l’occasion de consulter en direct, mais encore top affaibli pour participer à l’échange convivial qui a
clôturé cette journée marseillaise, comme je le suis moi même.

 

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6-16.04-18:36

Sans Titre

Bonjour à vous tous, je lis, je fais des gâteaux, je sors ma chienne.  bon courage.

 

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5-15.04-18:05

Sans Titre

Je vous parle du plus profond de la Normandie là où les marées jouent avec les marais

là aussi où nous sommes confinés pour éviter de propager le virus covid 19

Heureusement  j’habite une maison avec jardin; et chaque beau jour je taille, plante etc etc

à mon rythme plutôt lent… Je marche aussi vers la mer,

avec comme tout le monde, l’interdiction d’emprunter la digue et l’estran…

Mais le plus difficile à vivre :c’est cette coupure de la vie sociale et familiale …

Heureusement il y a le téléphone, internet etc…

la télévision nous rabâche sans cesse les morts, les gestes barrières

qui sont devenus des mots barrières.Nous sommes en 2020,

l’homme croyait qu’il était maître sur cette terre et voilà qu’il tombe de haut..

Pourtant les épidémies ça existe depuis longtemps au plus proche de nous :

la tuberculose et d’autres…sans oublier la polio que nous vivons dans notre corps.

Parmi nous, il a t-il des malades du covid 19 ?

Les malades du coronavirus auront-ils des séquelles  ?

comment allons nous sortir de cette pandémie ?

Donnera-t- on des moyens pour soigner tous ces malades

et pour garantir à chacun le droit d’être soigné dignement

dans nos hôpitaux dont les réformes succéssives,  ont supprimé des lits,

des hôtipaux de proximité, des infirmières des médecins etc etc

 

Portez vous bien et à bientôt

 

Marinette Levêque

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4-15.04-14:31

confinement

ma chance j’habite à la campagne dans la région du Sancy

Au début baisse de moral ( vivre avec un autre virus ) Puis un grand ménage
intérieur confinement oblige

Et avec le soleil, l’actualité morose,

DEHORS couper l’herbe autour de la maison

pour donner aux poules Promenade du chien Eden qui préfère le canapé

Faire des desserts mousse au chocolat pour regarder la télévision tranquille

ALLEZ bon confinement à tous

 

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3-15.04-12:09

Le temps suspendu

Bonjour,
C’est avec grâce et tranquillité intérieure profonde que je me berce des beautés de la nature pendant cette période de pause.
Le temps suspend nos activités, pour autant, je me suis lancée dans l’apprentissage de vidéos sur le Qi cong, ou recherche du Shi, afin de ré-harmoniser mes ressources intérieures.
J’ai rediffusé « Karaté Kid », moment de jeunesse joyeuse et insouciante.
Enfin, je passe beaucoup de temps avec mon chien, Cavalier King Charles, Nuage de 2 ans et demi et mon petit lapin, Saphir ; lapinou a été trouvé dans la rue abandonné, avec une patte cassée, un rescapé.
Puis, je me suis mise à l’art thérapie…;
    Cela n’enlève en rien, les contraintes des courses avec un étage à monter, et le nettoyage des boites et des pots à l’eau de javel, les douleurs et les moments de solitude.
    Mais, je me trouve chanceuse d’avoir une source de créativité infinie.
Je remercie chaque jour qui passe de m’offrir de nouvelles découvertes merveilleuses.
   A bientôt, je vous embrasse très fort,
Une immense pensée d’amour pour toutes les personnes qui ressentent le besoin de la recevoir pour eux et pour leur proche.
Myosotis27

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2-15.04-11:43

Les coronactivités de Diana

Pour éviter que ce monstre prenne toute la place dans nos pensées, il faut tous les jours se réinventer pour le détourner… et trouver des nouvelles activités…
Alors aujourd’hui un peu de Pilates assise, puis des petites vidéos de comptines adressées à mes petites filles via WHATSAPP puis enfin une balade à roulettes…
Demain se sera un autre jour… J’ai prévu d’énoiser, mais savez vous ce que c’est ???
Réponse demain…
Bonne journée à vous
Diana
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1-15.04-10:59

Confinés professionnels

Un certain nombre d’entre nous sont probablement habitués à être souvent confinés pour des périodes plus ou moins longue et/ou durant certaines époques de l’année.
C’est mon cas. Sauf qu’habituellement je dis : « obligé de rester chez moi » et quand cela m’énerve quelque peu : « assigné à résidence » ! C’est le cas durant les loooongs hivers, parce qu’en fauteuil électrique dans la neige ou sur le verglas, c’est pas top ! ; Parce qu’il fait froid à ne pas mettre un handicapé dehors ; parce qu’il pleut des cordes, voir des hallebardes, et que les fesses trempées et le coussin détrempé c’est pas non plus l’idéal.
Or, voilà qu’il fait beau dans ma région, et au lieu d’aller dehors, on m’oblige à rester dedans.
Il n’empêche, question confinement, je m’estime (nous nous estimons) des professionnels en la matière. En conséquence, je ne comprends pas pourquoi toutes les télés et radios ne m’appellent pas pour un audio ou une vision, afin que je fasse connaître au bon peuple de France comment on peut vivre confinés sans péter les plombs.
« Moi Madame, j’ai une expérience longue de 15 années quant à la pratique du confinement bon gré, et … malgré… le handicap ! »
 En tout cas, le minimum syndical serait qu’ils  appellent un expert en la matière : notre vénéré président Robert Cordier !
Évidemment, ce n’est pas pour autant que cela me réjouit que mes congénères bipèdes, valides et vaillants, soient obligés de rester at home 24/24, sauf une heure pour aller faire le tour du pâté en croûte de maisons où ils habitent. Mais quand même, reconnaissons que pour une fois il y a un terrain où nous sommes à égalité.
Égalité ? Enfin, pas tout à fait, il y a quand même certaines choses qui me restent (qui nous restent) difficiles.
C’est pourquoi la prochaine fois je vous parlerai de mes orthopédistes aux abonnés absents.
Paul-Yo